Glaucome par fermeture de l’angle (GFA)

Traitements glaucome par fermeture de l’angle à Toulouse
Sommaire

    Définition

    Le glaucome par fermeture de l’angle (GFA) est une forme de glaucome avec une physiopathologie particulière.

    Autrefois appelé glaucome aigü, c'est une complication brutale d'une anomalie anatomique préexistante et jusque là muette. Sous l'influence de facteurs variables, un angle iridocornéen étroit se ferme, empêchant ainsi l'évacuation des fluides de l’œil. La sécrétion de l'humeur aqueuse étant constante, il s'ensuit une élévation rapide de la pression intraoculaire.

    L’hypertonie oculaire est brutale et volontier très importante entrainant des signes cliniques aigüs : rougeur oculaire, douleur frontale et oculaire, œdème cornéen (vision irisée puis très trouble), nausées.

    L’altération du nerf optique peut être d’emblée très importante.

    Population concernée

    Il existe certains facteurs anatomiques favorisant. L’hypermétropie (œil court) souvent familiale, et l’intumescence du cristallin lors de l'évolution d'une cataracte (âge) sont les facteurs de risque principaux de fermeture de l’angle. Ils favorisent le bloc pupillaire. La bascule antérieure du corps ciliaire, réalisant un iris plateau peut aussi (plus ou moins associée au bloc pupillaire) favoriser la fermeture de l’angle iridocornéen à l’occasion d’une mydriase (pupille dilatée). Certains médicaments sont également des facteurs de risque de déclenchement d’une crise de GAFA chez les patients présentant une prédisposition anatomique. Il s’agit de médications ayant des propriétés atropiniques, induisant une dilatation de la pupille comme certains anxiolytiques, antispasmodiques, certains produits anesthésiques ou antidépresseurs.

    Examens nécessaires au diagnostic

    Le glaucome aigü dans sa forme typique ne pose pas de problème diagnostique. Si la pression est très forte et l’angle fermé, l’examen clinique est suffisant pour établir un diagnostic et impose un traitement urgent.

    Les examens complémentaires sont utiles pour évaluer le risque de blocage avant la survenue d’une crise aigüe de fermeture de l’angle.

    La gonioscopie oculaire permet une évaluation clinique de l’angle iridocornéen. Il s’agit d’un examen fait à l’aide d’une lentille posée sur l’œil après instillation d’un anesthésique topique (ne brouille pas la vision au delà de quelques minutes). Il permet de juger l’ouverture de l’angle et d’évaluer le risque de blocage du trabéculum.

    L’OCT de chambre antérieure est un examen fait sans contact permettant d’objectiver l’angle entre l’iris et la cornée. Il ne permet pas de visualiser les structures en arrière de l’iris.

    L’échographie ultra haute fréquence (UBM), de très haute fréquence (50 MHz), permet en visualisant les structures en arrière de l’iris, de préciser le mécanisme de fermeture de l’angle : bloc pupillaire, iris plateau, mécanisme mixte. Cet examen est indolore. Il peut brouiller la vue quelques minutes en raison du gel utilisé lors du contact avec la sonde à ultrasons.

    Traitement

    Le traitement de la crise aigüe consiste à baisser la pression intraoculaire par collyres myotiques, associés à un traitement hypotonisant par voie orale ou intraveineuse. Dans certains cas, une hospitalisation pour un traitement par voie veineuse est nécessaire. Une fois la pression intraoculaire maitrisée afin de prévenir les récidives de blocage, un levé du blocage pupillaire par une iridotomie au laser Yag est effectuée. En cas d’échec ou d’impossibilité de réaliser ce traitement au laser, un traitement chirurgical pourra être proposé. Un iridotomie au laser préventive sera réalisée sur l’œil controlatéral.

    En cas de dépistage d’un angle étroit, l’iridotomie par laser Yag pourra être proposée. Il s’agit d’un traitement préventif en cas d’angle à risque de fermeture. Elle consiste à lever le bloc pupillaire en ouvrant un passage périphérique à l’humeur aqueuse quand la pupille ne le permet plus. Elle égalise les pressions de part et d’autre de l’iris et permet à l’angle de se rouvrir. Elle est pratiquée après instillation de gouttes de préparation (acte non invasif pratiqué en consultation).

    En cas de dépistage d’un iris plateau, il est possible de rétracter avec le laser la base de l’iris pour ouvrir l’angle. Il s’agit d’une iridoplastie au laser argon. Elle est pratiquée en cas d’insuffisance de l’iridotomie, après instillation de gouttes de préparation (acte non invasif pratiqué en consultation).

    Les informations délivrées ci-dessus sont données à titre purement informatif.
    En raison de l'évolution des spécificités de chaque cas les informations délivrées ne seraient se substituer à celles qui vous seront délivrées en consultation.
    L’équipe médicale du Centre d’ophtalmologie Jean Jaurès.